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Baisse de désir sexuel : causes, symptômes et solutions | CM Sexothérapie

  • Photo du rédacteur: Coralie Meneec
    Coralie Meneec
  • 23 mars
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 21 avr.

Le trouble du désir sexuel hypoactif (TDSH), également appelé baisse persistante ou absence de désir sexuel, est l’un des troubles sexuels les plus fréquents, touchant aussi bien les femmes que les hommes. Contrairement aux variations normales de la libido (liées au stress, à la fatigue ou aux aléas de la vie), le TDSH se caractérise par une diminution durable du désir, source de détresse personnelle ou de difficultés relationnelles.

En tant que sexothérapeute, je vous propose une analyse claire des causes, des symptômes et des stratégies thérapeutiques efficaces pour retrouver une vie intime épanouie.



le tds trouble du desir sexuel

1. Définition et critères diagnostiques du TDSH

Le TDSH se définit par :

  • Une absence ou une diminution marquée du désir sexuel (fantasmes, pensées érotiques, envie d’activité sexuelle), persistante sur plusieurs mois.

  • Une souffrance personnelle : sentiment de frustration, de culpabilité, ou d’inadéquation.

  • Un impact sur la relation : tensions, incompréhensions, ou évitement des contacts intimes avec le·a partenaire.

  • L’absence de cause organique directe (maladie, médicament, déséquilibre hormonal non traité) ou de trouble psychiatrique majeur (dépression sévère, psychose) expliquant à lui seul la baisse de désir

Il est essentiel de distinguer le TDSH d’une simple variation de la libido (liée à l’âge, au stress passager, ou à des changements de vie), ou d’un manque de désir spécifique à un·e partenaire (lié à des problèmes relationnels).



2. Causes et facteurs de risque

Les origines du TDSH sont multifactorielles, souvent intriquées. On retrouve fréquemment :


Facteurs psychologiques et émotionnels

  • Stress chronique, épuisement professionnel ou parental.

  • Anxiété, dépression, ou troubles de l’image de soi.

  • Traumatismes sexuels (abus, expériences douloureuses non résolues).

  • Croyances restrictives autour de la sexualité (éducation rigide, culpabilité, tabous).

  • Peur de l’intimité ou de la vulnérabilité émotionnelle


Facteurs relationnels

  • Conflits non résolus dans le couple (manque de communication, rancœurs, routine).

  • Déséquilibre des désirs entre les partenaires, pression ou sentiment d’obligation.

  • Manque de connexion émotionnelle ou d’attraction persistante


Facteurs physiques et médicaux

  • Déséquilibres hormonaux (ménopause, andropause, troubles thyroïdiens).

  • Effets secondaires de médicaments (antidépresseurs, pilule contraceptive, traitements hormonaux).

  • Maladies chroniques (diabète, sclérose en plaques, douleurs pelviennes).

  • Fatigue, troubles du sommeil, ou mauvaise hygiène de vie


Facteurs contextuels et socioculturels

  • Surmenage, manque de temps pour soi ou pour le couple.

  • Influence des normes sociales (performance, pression à la sexualité "parfaite").

  • Exposition à des modèles irréalistes (pornographie, médias)


3. Symptômes et conséquences

Les personnes atteintes de TDSH décrivent souvent :

  • Une indifférence persistante envers les activités sexuelles, même en contexte favorable.

  • L’évitement des situations intimes, par crainte de décevoir ou de devoir "forcer" son désir.

  • Un sentiment de détresse : culpabilité, honte, ou sentiment d’être "anormal·e".

  • Des tensions dans le couple : frustration du·de la partenaire, malentendus, ou distance affective

Attention : Le TDSH peut s’accompagner d’autres troubles sexuels (dyspareunie, anorgasmie), créant un cercle vicieux de souffrance et d’évitement.



4. Prise en charge : des solutions adaptées

La gestion du TDSH repose sur une approche globale, combinant travail psychologique, médical et relationnel.


Évaluation initiale

  • Bilan médical : recherche de causes organiques (dosage hormonal, examen gynécologique/urologique, revue des médicaments).

  • Évaluation psychologique et sexologique : identification des facteurs émotionnels, des croyances limitantes, et des dynamiques relationnelles


Stratégies thérapeutiques

Pour les causes psychologiques et émotionnelles

  • Sexothérapie ou psychothérapie : travail sur les blocages, les traumatismes, et les schémas de pensée négatifs.

  • Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : restructuration des idées reçues sur la sexualité, réduction de l’anxiété de performance.

  • Pleine conscience et relaxation : techniques pour reconnecter avec ses sensations et réduire le stress


Pour les causes relationnelles

  • Thérapie de couple : amélioration de la communication, gestion des conflits, et restauration de l’intimité non sexuelle (câlins, tendresse, complicité).

  • Exploration de nouvelles formes de plaisir : enlever la pression de la pénétration, privilégier les caresses, la sensualité, ou les jeux érotiques


Pour les causes physiques

  • Traitement des déséquilibres hormonaux (THS, testostérone si carence avérée).

  • Adaptation des médicaments (en concertation avec le médecin traitant).

  • Prise en charge des douleurs pelviennes (rééducation, traitements locaux)


Hygiène de vie et sexualité

  • Réduire les sources de stress : aménagement du temps, sommeil, activité physique.

  • Éducation sexuelle : comprendre le fonctionnement du désir (qui n’est pas toujours spontané, surtout chez la femme).

  • Stimuler l’érotisme : lecture, films, discussions autour des fantasmes (sans pression)



5. Pronostic et messages clés

Le TDSH, bien que source de souffrance, n’est pas une fatalité. Avec une prise en charge adaptée, la plupart des personnes retrouvent un désir satisfaisant et une vie intime épanouie. Les éléments clés du succès :

  • Ne pas attendre : plus le trouble est pris en charge tôt, moins il s’installe.

  • Impliquer le·a partenaire : le soutien et la patience sont déterminants.

  • Accepter la progressivité : le désir se reconstruit pas à pas, sans précipitation.

Rappel : Le désir sexuel est variable au cours de la vie. Ce qui compte, c’est la souffrance associée et l’impact sur la qualité de vie. Si le manque de désir vous pèse ou affecte votre couple, consulter un·e sexothérapeute est une démarche saine et courageuse.



Conclusion : retrouver le plaisir d’être intime

Le trouble du désir sexuel hypoactif est un signal, pas une condamnation. Il invite à s’interroger sur son équilibre de vie, ses relations, et ses attentes. En combinant une approche médicale, psychologique et relationnelle, il est possible de restaurer un désir authentique et une sexualité source d’épanouissement.

Vous n’êtes pas seul·e. Des solutions existent, et en parler est la première étape vers le changement.


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Coralie Meneec — Sexothérapeute et Thérapeute de couple 

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