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L’anorgasmie : comprendre, déculpabiliser et retrouver du plaisir

  • Photo du rédacteur: Coralie Meneec
    Coralie Meneec
  • 24 mars
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 avr.

Introduction

L’anorgasmie, ou absence d’orgasme malgré une stimulation sexuelle adéquate et un désir présent, est un trouble plus fréquent qu’on ne le pense. Elle touche principalement les femmes, mais aussi certains hommes, et peut être source de frustration, de questionnements, voire de souffrance. Pourtant, il existe des solutions. En tant que sexothérapeute, je vous propose d’explorer les causes, les différents types d’anorgasmie, et surtout, les pistes pour retrouver une sexualité épanouie.


l'anorgasmie

1. Qu’est-ce que l’anorgasmie ?

L’anorgasmie se définit par l’impossibilité persistante d’atteindre l’orgasme, malgré un plaisir et un désir ressentis. Elle peut se manifester dans différents contextes : en solo, avec un·e partenaire, ou dans des situations spécifiques. Il ne faut pas la confondre avec l’anhédonie (absence de désir) : une personne anorgasmique peut avoir envie de sexualité, mais ne pas parvenir à l’orgasme.


Les différents types d’anorgasmie

  • Primaire : jamais eu d’orgasme.

  • Secondaire : perte de la capacité à atteindre l’orgasme après une période normale.

  • Situationnelle : orgasme possible dans certains contextes (seul·e, mais pas avec un·e partenaire, ou inversement).

  • Relative : orgasme rare et difficile à atteindre.

  • Absolue : impossibilité totale d’atteindre l’orgasme.



2. Quelles sont les causes de l’anorgasmie ?

Les origines sont variées et souvent multifactorielles :

Causes psychologiques

  • Éducation sexuelle insuffisante ou culpabilisante : méconnaissance de son corps, tabous, honte.

  • Stress, anxiété, dépression : le mental joue un rôle clé dans la capacité à lâcher prise.

  • Traumatismes (abus, violences, expériences sexuelles négatives).

  • Problèmes relationnels : manque de communication, conflits non résolus, pression à la performance


Causes physiques et médicales

  • Effets secondaires de médicaments (antidépresseurs, certains traitements hormonaux).

  • Troubles hormonaux (ménopause, andropause, déséquilibres thyroïdiens).

  • Maladies chroniques (diabète, sclérose en plaques).

  • Douleurs pelviennes (endométriose, vaginisme, dyspareunie).


Causes contextuelles et comportementales

  • Manque de stimulation adaptée : chaque corps est unique, et certaines personnes ont besoin de conditions spécifiques pour atteindre l’orgasme.

  • Routine, manque de variété ou de connexion émotionnelle avec le·a partenaire.

  • Auto-observation excessive (“Est-ce que je vais y arriver ?”), qui empêche le lâcher-prise



3. Anorgasmie : des solutions existent


Pour les causes psychologiques et relationnelles

  • Sexothérapie ou thérapie individuelle : un·e professionnel·le peut aider à identifier les blocages, travailler sur les croyances limitantes, et restaurer la confiance en soi et en son plaisir

  • Masturbation dirigée : apprendre à se connaître, explorer son corps sans pression, avec ou sans accessoires (vibromasseurs, supports érotiques).

  • Communication avec le·a partenaire : exprimer ses besoins, ses préférences, et créer un climat de confiance et d’écoutesante.


Pour les causes physiques

  • Consultation médicale : bilan hormonal, ajustement des traitements si nécessaire, prise en charge des douleurs pelviennes.

  • Rééducation périnéale ou pelvienne : utile en cas de troubles musculaires ou de douleurs


Pour tous·tes

  • Éducation sexuelle : lire, s’informer, suivre des ateliers pour mieux comprendre son corps et sa sexualité.

  • Pratiquer la pleine conscience : méditation, respiration, pour réduire le stress et favoriser le lâcher-prise.

  • Varier les plaisirs : explorer de nouvelles formes de stimulation, de jeux, de fantasmes, en solo ou à deux.



4. L’anorgasmie n’est pas une fatalité

Toutes les études récentes le confirment : l’orgasme est atteignable pour toutes les personnes, avec le temps, l’apprentissage et un accompagnement

L’anorgasmie n’est pas un échec, mais un signal qu’il est temps de s’écouter, de se comprendre, et parfois, de se faire aider.



Quand consulter ?

Si l’anorgasmie persiste, engendre de la souffrance ou des tensions dans le couple, un·e sexothérapeute peut vous accompagner pour :

  • Identifier la ou les causes de votre trouble.

  • Vous proposer des exercices personnalisés.

  • Vous aider à retrouver confiance et plaisir, seul·e ou en couple



Conclusion : vers une sexualité épanouie

L’anorgasmie est un trouble fréquent, mais pas une fatalité. En comprenant ses causes et en explorant les solutions adaptées, il est tout à fait possible de retrouver une sexualité source de plaisir et de connexion. N’oubliez pas : chaque parcours est unique, et chaque petit pas compte.

Vous n’êtes pas seul·e. Des solutions existent, et en parler est déjà un premier pas vers le mieux-être.


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Coralie Meneec — Sexothérapeute et Thérapeute de couple 

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